PRIÈRE POUR ACCUEILLIR LE PAPE

Seigneur notre Dieu, Toi qui ne cesses de semer en nos cœurs le désir de vivre dans la justice et la paix, nous te rendons grâce pour la visite en France et à l’Unesco de notre Saint-Père, le pape Léon XIV.

 Bénis son voyage apostolique. Prépare nos cœurs à l’accueillir avec joie. Donne nous de recevoir ses paroles avec confiance. Apprends nous à servir la magnifique humanité que tu as créée. Fortifie notre foi, affermis notre espérance, stimule notre charité.

 Par l’intercession de Notre-Dame et de tous les saints de France, fais de nous des artisans d’unité, pour que le monde ait la vie. Que le voyage apostolique du pape Léon XIV porte des fruits abondants et heureux pour l’Église, notre pays et le monde. Toi l’Auteur de la vie pour les siècles des siècles.

+ Amen.

Les mercredis de l’été: Eglise St Jacques de 18h30 à 19h30

1er juillet Concert inaugural le chœur éphémère et les clarinettistes; Les Caméléons

 8 juillet des peintures sur les murs de nos églises par Joseph Brémond. 

INTENTIONS DE PRIERE DU PAPE :

JUILLET : Pour le respect de la vie humaine.
« Prions pour le respect et a protection de la vie humaine à toutes ses étapes, en la reconnaissant comme un don de Dieu. »

AOÛT : Pour l’évangélisation des villes.
« Prions pour que, dans les grandes villes souvent marquées par l’anonymat et la solitude, nous puissions trouver de nouvelles façons de proclamer l’Évangile, en recherchant des moyens créatifs pour construire la communauté. »

Pèlerinage diocésain 2026 à Lourdes du 11 au 15 juillet sur le thème « Je te salue comblée de grâce « . Il sera présidé par Mgr Norbert Turini. Renseignements inscriptions : Direction Diocésaine des Pèlerinages 04.67.55.85.46 ou www.pele34.catholique.fr 

Mgr Norbert Turini, à l’attention des députés de l’Hérault sur la loi de fin de vie

Le 7 juillet 2026, le Sénat a une nouvelle fois rejeté la proposition de loi en nouvelle lecture.

L’Assemblée nationale doit se prononcer définitivement sur le texte le 15 juillet 2026. Dans ce contexte, Mgr Norbert Turini, Archevêque de Montpellier, s’est adressé aux députés de l’Hérault dans un courrier du 9 juillet 2026.

Montpellier, le 9 juillet 2026 :

Madame, Monsieur le Député,

Au moment où vous allez voter la loi relative à la fin de vie, je me permets de vous adresser cette lettre, non pour entrer dans un débat partisan, mais pour faire entendre une parole humaine, spirituelle et profondément fraternelle.

Les évêques de France ont exprimé avec clarté leur opposition à ce texte. Je m’inscris dans cette prise de position, par fidélité à l’enseignement de l’Église, mais aussi par souci du bien commun et du respect de la dignité de toute personne humaine.

L’Église ne parle pas ici au nom d’une idéologie, encore moins d’un pouvoir moral qui s’imposerait de l’extérieur. Elle parle à partir de l’expérience millénaire de l’accompagnement des personnes fragiles, souffrantes, âgées, en fin de vie. Elle parle à partir de visages, de mains tenues, de silences habités, de paroles murmurées au seuil de la mort.

La vie humaine, de son commencement à son terme naturel, n’est pas un bien disponible. Elle est relation, elle est don, elle est confiée. Introduire dans la loi la possibilité de provoquer intentionnellement la mort, même au nom de la compassion, constitue une rupture anthropologique majeure. Ce n’est pas seulement un nouveau droit que l’on crée : c’est un changement profond dans le regard que notre société porte sur la vulnérabilité.

La souffrance appelle la solidarité, non l’élimination de celui qui souffre. La dépendance appelle la présence, non la disparition. La dignité d’une personne ne se mesure ni à son autonomie, ni à son utilité sociale, mais au simple fait qu’elle est humaine.

L’Église affirme avec force qu’il existe une autre voie : celle du développement réel et équitable des soins palliatifs, celle de l’accompagnement global – médical, psychologique, social, spirituel –, celle du refus de l’acharnement thérapeutique comme de l’abandon. Soulager sans supprimer. Accompagner sans provoquer la mort.

Nous savons aussi combien la notion de liberté peut être fragilisée lorsque la solitude, la peur de devenir un poids, la pression économique ou sociale s’invitent dans la décision. Une société juste ne peut faire peser, même implicitement, sur les plus fragiles la question : « Pourquoi es-tu encore là ? »

Enfin, je veux redire l’importance absolue de la liberté de conscience des soignants. On ne peut construire une société fraternelle en contraignant celles et ceux qui ont fait le choix de soigner à poser des gestes contraires à leur conscience la plus intime.

Madame, Monsieur le Député, votre responsabilité est grande. La loi ne dit pas tout, mais elle dit quelque chose de ce que nous voulons devenir ensemble et c’est cela qui m’inquiète. Au nom de l’Évangile de la vie, au nom de la fraternité humaine, au nom des plus fragiles qui n’ont pas toujours voix au chapitre, je vous appelle respectueusement à ne pas ouvrir une voie dont nous ne mesurerions que trop tard les conséquences.

Avec l’assurance de ma considération respectueuse,

+ Norbert TURINI
Archevêque de Montpellier

 

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